Ar en deulin
Patrimoine

Ar en deulin

L’art poétique se fait aujourd’hui rare dans les librairies. Malheureusement assimilé à une littérature niaise et enfantine, il reste pourtant l’une des expressions parfaites de la nécessaire complémentarité entre la finesse linguistique et la musicalité des phrases, dans la rythmique comme dans la justesse. La beauté structurelle de l’ensemble, qui ne s’apprécie réellement qu’avec les années, se met alors au service du propos réel du poème pour en faire ressortir l’essence.

Ar en deulin (à genoux), célèbre recueil de poèmes bretons du jeune poète breton Yann-Ber Kalloc’h, en est un exemple parfait. Traduits en grande partie par l’auteur en français, ces poèmes s’apprécient tout autant dans la langue de l’Abbé Perrot que dans la langue de Molière, pour mettre en avant ce que Joseph Loth décrit dans sa préface : « Il vit et respire dans chacune de ses pages ; il s’y montre tel qu’il était : vrai Breton, vrai chrétien, vaillant soldat, n’ayant d’autre souci nuit et jour que le bien, la gloire et le progrès de la Bretagne ».

Ainsi, du thème de la Foi catholique au thème de la Bretagne, des marins aux horreurs de la Guerre, Bleimor (nom de plume de Yann-Ber Kalloc’h) pose au fil des vers ses convictions, son ressenti, son espérance et ses doutes. A genoux, dans une démarche d’humilité envers Dieu, dans une démarche de prière et de supplique dans certains poèmes ; A genoux, dans une démarche de confiance pour ses frères, de prière pour le repos de leurs âmes ; A genoux pour la Bretagne, comme la Bretagne, mais pour en souligner son espérance de relèvement, son espoir de voir l’Etendard du Christ resplendir une nouvelle fois sur sa douce Bretagne.

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