Arthur de la Borderie
Patrimoine

Arthur de la Borderie, l’Historien breton

Dès qu’il est question d’évoquer l’Histoire bretonne, le nom d’Arthur de la Borderie reste incontournable. Non pas qu’il fût le premier à s’atteler à poser sur papier l’Histoire de la Bretagne : Albert Le Grand s’y était déjà attelé au XVII°Siècle, et Dom Lobineau, en 1707, avait déjà publié un ouvrage de référence de près de 2000 pages sur ce sujet. Mais Arthur de la Borderie poussera plus loin ses analyses et recherches historiques, devenant ainsi pour beaucoup le Père de l’historiographie bretonne au XIX°Siècle.

Né le 5 Octobre 1827 à Vitré, Arthur de la Borderie grandit au sein d’une famille de petite bourgeoisie et démontre rapidement un grand intérêt à l’Histoire grâce aux cours de l’historien breton Julien-Marie le Huërou au Collège Royal de Rennes. Après des études de Droit à Rennes, il intègre l’Ecole des Chartes dont il sortira premier en 1852. Il travaille ensuite de 1853 à 1859 aux Archives Départementales de Nantes :

« Il y passa cinq années et lira de véritables trésors des papiers de la Cour des comptes et des vieilles chartes de nos ducs, mais il n’y trouva aucune pièce remontant plus haut que le XIe siècle. Pourquoi ? Parce que vers la fin du IXe siècle, la plupart des Bretons d’Armorique, pour échapper au fléau des invasions normandes, quittèrent leur pays et se réfugièrent en Angleterre et surtout en France. À ce moment les prêtres et les moines emportèrent avec eux dans leur exode non seulement les reliques des saints, les vases et les ornements sacrés, mais les livres de liturgie et les manuscrits que possédaient les églises et les abbayes ; et c’est ainsi que le plus ancien manuscrit né sur notre sol et qui y soit resté, date de l’année 1047. C’est le cartulaire de Landevenec dont l’original est aujourd’hui à la bibliothèque de Quimper. »[1]

Il poursuit son engagement au service de l’Histoire de la Bretagne en fondant, en 1857, la Revue de Bretagne et de Vendée dans laquelle il publiera, jusqu’en 1900, de très nombreux articles et recherches historiques. Il est également membre fondateur de la Société archéologique et historique d’Ille et Vilaine  dont il est le président de 1863 à 1890, et l’un des principaux acteurs de la reformation de l’Association Bretonne en 1873.

La suite de cet article est disponible sur le numéro 10 de Kroaz ar Vretoned, Aux origines de la Bretagne


[1] Le dernier historien de la Bretagne – Arthur de la Borderie – Léon Séché – Revue des Deux Mondes tome 10, 1902

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