Auguste Brizeux
Patrimoine

Auguste Brizeux, poète et écrivain

« La poésie est élément. Elle est irréductible, incorruptible et réfractaire. Comme la mer, elle dit chaque fois tout ce qu’elle a à dire. » Victor Hugo

L’âme bretonne, complexe et particulière, aura eu dans l’Histoire d’innombrables chantres qui auront, au fil des vers, dépeint avec finesse et délicatesse ses contours, transmis ces valeurs qui font de notre Bretagne cette terre si unique. Charles Le Goffic, Maodez Glanndour, Théodore de la Villemarqué, tant de noms qui feront suite au « Prince des bardes bretons », Auguste Brizeux.

Né le 12 Septembre 1803 à Lorient, Auguste Brizeux perd rapidement son père, Pélage-Julien en 1811. Il est dès lors confié à son oncle, l’Abbé Joseph-Marie Lenir, prêtre réfractaire habitant à Arzano, près de Quimperlé. Il étudie jusqu’en 1819 au collège Saint François Xavier à Vannes, au collège d’Arras jusqu’en 1822 puis, après un court emploi à Lorient, il part pour Paris en 1824 pour étudier le droit.

« Triste, inquiet, déraciné douloureux entre les murs de sa chambre solitaire, il évoque le pays lointain dans une œuvre d’un charme infiniment doux et tendre, aussi pure, suave et délicatement nuancée qu’un paysage d’Armor, Marie » . En 1931, il publie, d’abord anonymement son premier recueil, Marie, à la fois en mémoire de la jeune bretonne Marie Renée Pellan mais également en belle allégorie de sa Bretagne. Œuvre magnifique et inspirée, elle est alors remarquée par de nombreux critiques littéraires, à commencer par Alfred de Vigny et Charles de Sainte Beuve. A Paris, il est au contact d’un grand nombre d’étudiants bretons où de grands noms comme Théodore de la Villemarqué, Auguste de Marhallac’h ou encore Louis de Carné veulent préserver la Bretagne, ses traditions religieuses et ses coutumes. Il y côtoie également le grammairien Le Gonidec, dont il utilisera le breton normalisé pour ses vers bretons à la place de son breton cornouaillais natal.

Quelques temps après, il part pour l’Italie mais continue régulièrement à se rendre en Bretagne, et plus précisément à Scaër en Finistère, dans l’auberge Rodallec. Il continue à publier, que ce soit en français pour les Ternaires (1841), les Bretons (1845) ou encore Primel et Nola (1852), mais également en breton dans Telenn Arvor (1844) et Furnez Breiz (1845). Malheureusement fatigué par ses voyages, il est emporté par la tuberculose en 1858 et meurt à Montpellier. Il est inhumé dans le cimetière de Carnel à Lorient, dans cette terre bretonne qu’il aura passé sa vie à chanter les louanges.

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