Concert, église et sacralité
Bretons dans la Cité

Concerts, église et sacralité

Le Mardi 7 Décembre, devant l’église Notre Dame de Bon Port à Nantes, un peu plus d’une centaine de catholiques se sont rassemblés pour empêcher, calmement mais fermement, la tenue du concert de l’artiste gothique Anna Von Hausswolff, pourtant approuvé par les autorités compétentes de l’Eglise. Evidemment, de très nombreuses voix se sont empressées de qualifier – à tort – ces catholiques « d’ultra », « d’extrêmes », « d’intégristes » sans daigner s’intéresser au fond de la question, pourtant parfaitement clair pour ces catholiques : peut-on tout accepter dans nos églises, sous prétexte « d’expression artistique » ?

Ces courageux nantais n’ont pourtant fait qu’appliquer la ligne édictée par l’Eglise, que ce soit dans l’orientation de la Congrégation pour le Culte Divin du 5 Novembre 1987 « Les concerts dans les églises », la note liée de la Conférence des Evêques de France mais surtout le Code de Droit Canonique de 1983 qui stipule notamment au numéro 1210 : « Ne sera admis dans un lieu sacré que ce qui sert ou favorise le culte, la piété ou la religion, et y sera défendu tout ce qui ne convient pas à la sainteté du lieu. Cependant l’Ordinaire peut permettre occasionnellement d’autres usages qui ne soient pourtant pas contraires à la sainteté du lieu

C’est ainsi que dans nos paroisses bretonnes peuvent se produire, sans aucune remarque ou critique, de nombreux concerts comme ceux à base d’orgue et de bombarde qui, non seulement restent musicalement respectueux de la sacralité du lieu, mais participent à leur manière à la « tradition musicale » de l’Eglise universelle. Toutefois, la note de la Conférence des Evêques de France reste claire et limpide sur les limites à poser à l’accueil des concerts : « les églises ne peuvent être considérées comme de simples lieux publics, disponibles pour des réunions de tous genres. Ce sont des lieux sacrés, c’est-à-dire mis à part de manière permanente pour le culte rendu à Dieu. »

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