Calvaire breton
Patrimoine

Dans nos archives – Calvaires et Histoire

Cet article est tiré du numéro 17 d’O Lo Lê, publié le 6 Avril 1941, signé par Ab-Alan. S’il s’attarde uniquement sur l’Histoire bretonne contre les Vikings et Normands, il souligne toutefois d’une très belle manière un point fondamental : ces calvaires sont des témoins historiques de l’évolution sociale, culturelle, politique et religieuse de la France et de notre région bretonne. Ainsi, les nettoyer, les entretenir ou simplement les honorer d’un signe de croix et d’une prière, c’est se mettre au diapason des générations de bretons qui les ont bâti, taillés, honorés de leurs prières et de leur ferveur.

Dès le VI°Siècle, on commença en Bretagne, à élever des croix et des églises en bois : de ce fait, il n’en reste plus de trace aujourd’hui. Cependant, à mi-route de Plouguerneau à Lesneven, il y a une croix connue sous le nom de Kroaz Prenn (la Croix de bois), en pierre pourtant. Mais ceci indique bien qu’existait primitivement à cet endroit une croix de bois. C’est à Morlaix, au bas du chemin des Fontaines, que se trouvait la plus ancienne croix de bois de Bretagne. Elle fut élevée, dit-on, par un disciple de Joseph d’Arimathie, Drennalus, qui vint prêcher l’Evangile en Armorique.

Il y a 140 ans, cette croix existait encore. Malheureusement, la Révolution française de 1789 qui s’étendit hélas, à la Bretagne, et s’attaquait à tout ce qui touchait à Dieu, la fit disparaître. Grâce à Dieu, on rencontre de nos jours aux carrefours de nos chemins et sur nos landes, des croix très courtes, taillées dans le granit, sans aucun art, et qui étendent leurs bras sur notre terre bretonne depuis plus de mille ans.

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