Participation civile
Editorial

Editorial – Relativisme éthique et élections

Nous reproduisons ici l’éditorial du journal Kroaz ar Vretoned n°9 – l’âme bretonne, disponible à l’achat via notre boutique en ligne.

Comme prévu, l’effervescence politique a commencé en Janvier. Programmes, discours, réunions publiques et autres exercices politiques vont désormais rythmer nos quotidiens, que ce soit par la voie médiatique ou simplement dans nos échanges entre collègues, familles ou amis. L’exercice quinquennal se fait toutefois aujourd’hui dans un contexte sanitaire particulier, où la question des passes et des vaccins divise, crispe et rend même impossible tout échange pragmatique, raisonnable et charitable entre les personnes, pourtant salutaire dans cette situation complexe.

Mais, en prenant les programmes de l’ensemble des candidats, c’est surtout l’absence du sujet du respect de la Vie, de la famille, du mariage et, plus largement, de la « Loi morale », de l’ordre social et de l’éthique sociale qui peut alerter. Les sujets, certes importants, de l’économie des ménages, du pouvoir d’achat, de l’instruction dans les écoles, de la capacité hospitalière ou encore de l’identité française ont pris le pas dans les échanges et programmes, au point d’en étouffer toute proposition au sujet du respect de la Vie, de son commencement à sa fin naturelle.

Et c’est toute la problématique sociétale actuelle : les catholiques ont, pour beaucoup, déserté la voie politique, laissant au relativisme éthique une place quasi-totale dans l’édifice politique. Point que dénonçait déjà le Pape Benoit XVI dans son Discours du 18 Avril 2005, comme « une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs. ».

Par de nombreux points, cette décrépitude morale précède la décrépitude politique et sociétale : elle en est la cause profonde, parce qu’elle a substitué au Bien Commun le principe naturaliste de l’hédonisme, et rejeté toute notion de transcendance… En oubliant ce qui était écrit dans les Proverbes « C’est par moi que règnent les rois, par moi que les souverains commandent, que les arbitres des peuples rendent la justice ».

De fait, doit-on alors s’étonner de voir tous les candidats accepter les lois sur l’avortement, accepter les mariages pour les personnes de même sexe, etc… ? Face à cette problématique majeure que n’ont eu de cesse de dénoncer nos Papes depuis Léon XIII, la première solution pour les catholiques reste l’engagement et la participation civile, chacun selon ses moyens (cf. Kroaz ar Vretoned n°4), tout en priant pour notre pays, pour ceux qui nous gouvernent et pour nos enfants.

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