Vierge Marie et la Bretagne
Patrimoine

La Bretagne et la Sainte Vierge Marie

Cet extrait est issu de l’ouvrage « La Jeunesse Bretonne sur les pas de ses Saints », écrit en 1936 par Marthe Le Berre.

Il n’est, dans l’univers catholique, aucune Nation, pas plus que dans la France chrétienne aucune province, qui ne se réclament du patronage de Marie. La Bretagne ne fait pas exception à ce concert d’hommages rendus à la Vierge et la proclame Reine d’Arvor.

Le Peuple breton est de ces peuples qui vouent à la Sainte Vierge un culte tout particulier, lui qui a semé son territoire entier, depuis les coins les plus reculés de ses landes sauvages ou les bords de l’immense Océan, jusqu’au sein de ses Cités calmes ou populeuses, des sanctuaires dédiés à la Vierge-Mère. Est-ce à l’intimité des humbles chapelles ou à la somptuosité de ses basiliques, que Marie réserve ses grâces les meilleures ? Mystère, que cette divine Mère est seule à connaître. Rumengol, un de ses plus antiques pèlerinages, la Mère de Dieu, Kerdévot, ND des Portes, ND du Mûr, ND de Kernitron, ND du Vœu, ND de la Victoire, ND de Rostrenen, ND du Bon Secours, les nombreuses ND de Bon-Boyage, de la Clarté, de la Joie, de Pitié, etc… nous diraient merveilles choses s’il nous était donné de les visiter.

Saluons-les au passage et arrêtons au Folgoët. Entre tous les sanctuaires mariaux, ce dernier, tant par la célébrité qu’il s’est acquise au cours des siècles, qu’en des temps plus récents où son nom a été mêlé aux grandes manifestations catholiques, semble réaliser la synthèse de la dévotion envers Marie en pays bas-breton. Ainsi que son nom l’indique, le Folgoët (le fou du bois) doit son origine à un très humble serviteur de la Vierge, un « innocent » – désignation chez nous d’un simple d’esprit. Il vivait dans les bois couvrant alors le pays si dénudé aujourd’hui, n’en sortant que pour mendier son pain alentour. « Ave Maria, disait-il, Salaün (c’était son nom) mangerait bien du pain ». Ave Maria, répétait l’innocent, se balançant par jeu d’une branche à l’autre ; Ave Maria, disait-il encore, en se plongeant, par esprit de pénitence dans l’eau glacée de la fontaine. »

Et aux soldats qui, à cette époque (XIV°Siècle), en pleine guerre de succession de Bretagne, entre les prétendants Blois et Montfort, troublaient du cliquetis des armes, la paix de nos campagnes, il répondait à leur question : « Pour qui es-tu ? » – « Je ne suis ni Blois ni Montfort, je suis serviteur de la Vierge Marie ».

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