Saint Pierre - Doctrine Sociale de l'Eglise
Bretons dans la Cité

Les principes de la Doctrine Sociale de l’Eglise : Le Principe de Subsidiarité

Dès l’Encyclique Rerum Novarum, l’Eglise a souhaité souligner l’importance de la subsidiarité dans l’organisation sociale de cité (Politikos), c’est-à-dire une organisation hiérarchique des différents corps sociaux pour pouvoir concilier responsabilité, soutien et liberté pour l’ensemble de la Société. Le principe de subsidiarité, s’appuyant sur les écrits de Saint Thomas d’Aquin notamment, fut parfaitement développé par le Pape Pie XI dans l’Encyclique Quadragesimmo Anno : « Que l’autorité publique abandonne donc aux groupements de rang inférieur le soin des affaires de moindre importance où se disperserait à l’excès son effort ; elle pourra dès lors assurer plus librement, plus puissamment, plus efficacement les fonctions qui n’appartiennent qu’à elle, parce qu’elle seule peut les remplir : diriger, surveiller, stimuler, contenir, selon que le comportent les circonstances ou l’exige la nécessité.»

De fait, ce principe de subsidiarité naît d’une dynamique de charité et de confiance en l’autre, pour faire avancer l’ensemble du pays vers le Bien Commun (cf.Kroaz ar Vretoned n°2). C’est donc bien cette charité, « patiente, bonne, qui ne cherche pas ses propres intérêts » (Saint Paul, 1 Cor. 13, 4-7) qui reste la vertu de référence en politique, sur laquelle repose l’ensemble de l’édifice et les principes liés, à commencer par la subsidiarité.

La première des conséquences du principe de subsidiarité est la responsabilité des différents corps sur les tâches qui leur sont confiées, sur les missions où leur compétence a été jugée la plus pertinente dans tout l’édifice social. Cette responsabilité implique donc pour les groupements supérieurs de ne pas intervenir directement dans la vie des personnes, mais de laisser aux différents corps intermédiaires et tout particulièrement à la famille, sa primauté. Cette responsabilité permettra à chaque corps de développer son esprit d’initiative et de liberté mais également sa particularité, où la Bretagne et son Histoire multiséculaire apparaît comme un exemple évident. Plus concrètement, faisant partie de l’ensemble national, chaque région ou commune peut s’occuper en toute responsabilité de sa mission, sans avoir à craindre de présence injustifiée et excessive de l’Etat.

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