Drapeau breton
Bretons dans la Cité

L’importance de la préservation des langues

La question de la préservation de la langue française est devenue leitmotiv dans bon nombre de débats, échanges politiques ou simples discussions. Logique, compte tenu du nombre d’atteintes quotidiennes, que ce soit les dérives idéologiques (« woke » culture) ou le développement de mots étrangers en son sein, à commencer par les anglicismes. Logique également quand la principale motivation de ces adaptations linguistiques reste le manque de formation de ses locuteurs : ainsi, au lieu de froisser l’intellect, certains préfèrent adapter les règles – comme sur l’accent circonflexe en 2016 par exemple.

Tous ces éléments soulignent implicitement l’importance vitale d’une langue : elle est socle de la société elle-même, fruit d’une Histoire commune et d’un héritage des pères, où chaque génération a apporté sa pierre à l’édifice. Quand elle est mise à mal de l’intérieur comme de l’extérieur, c’est non seulement une atteinte au tissu social lui-même, mais surtout une attaque frontale sur des siècles d’Histoire linguistique qu’ont bâti nos pères.

Pour la Bretagne, deux langues cohabitent historiquement : la langue gallèse (ou « Gallo ») en Haute-Bretagne, et la langue bretonne en Basse-Bretagne. La première fait partie de l’ensemble des langues d’oïl, c’est-à-dire des langues historiques de la moitié Nord de la France qui partagent des origines latines, à l’opposé de la langue bretonne qui est d’origine celtique. Pendant des siècles, ces deux langues ont coexisté sur le territoire breton : présente dès le XII°Siècle, la précision « Bretagne Gallo » est citée par le Duc Jean IV de Bretagne en 1358, pour marquer sa distinction avec la Bretagne bretonnante. Et pourtant, cette coexistence n’a pas remis en cause l’identité même de la Bretagne, mais elle en était même une partie évidente : il ne s’agissait pas d’opposer politiquement les deux langues, mais de respecter l’Histoire de la Bretagne et son héritage linguistique.

La suite de l’article est à lire dans notre numéro 11 – Pask Laouen d’an holl, disponible sur ce lien.

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