Loi Gaillot et avortement
Bretons dans la Cité

Loi Gaillot,  déresponsabilisation et injustice

Le Mercredi 23 Février, le Parlement a finalement adopté le projet de Loi préparé par la députée Albane Gaillot, « souhaitant renforcer le droit à l’avortement » par le biais de différents points, notamment l’allongement du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines, ou encore la possibilité donnée aux sages-femmes de réaliser ces IVG par voie instrumentale jusqu’à 10 semaines de grossesse (elles avaient déjà l’autorisation de pratiquer des IVG médicamenteuse depuis 2016) et la suppression du dernier délai de réflexion de 48 heures entre les deux consultations d’IVG pour les mineures.

Dans un assourdissant silence de la Conférence des Evêques de France et dans un contexte social tendu, le Législateur a vu comme priorité de renforcer ce « droit » à l’avortement, renforcer ce droit légal de donner la mort à un innocent, par déresponsabilisation des principaux concernés. Car c’est bien ce point-là qu’il faut évidemment souligner en premier : il existerait beaucoup d’autres solutions à développer, comme ce  qui est déjà proposé par exemple par l’Association Marthe et Marie (https://www.martheetmarie.fr/), qui a pu déjà aider 116 mères depuis sa création en 2008. L’entraide, le soutien, la charité permettent aux mères qui sont confrontées à cette épreuve de la traverser non pas au détriment de la vie d’un innocent, mais justement par la subsidiarité et l’amour du prochain.

Mais ce type de proposition, altruiste et charitable, ne s’inscrit pas dans l’actuelle déresponsabilisation institutionnalisée, qui commence dès l’école par les cours sur la contraception au Collège (4° – à 13 ans donc), et qui se poursuit à l’âge adulte avec la consécration d’une pseudo-Liberté totale, irresponsable et injuste, qui permet légalement de donner « un pouvoir absolu sur les autres et contre les autres. ».[1] Injuste dans son essence parce qu’il fait payer un innocent des fautes qu’il n’a pas commise ; Injuste dans ses conséquences parce qu’il consacre la déresponsabilisation et dénature l’acte conjugal lui-même, fragilisant l’édifice social lui-même ; Injuste dans son application car il impose une pression psychologique terrible pour les jeunes mères qui sont confrontés à ce choix, par ces « « structures de péché » contre la vie humaine non encore née »1.

La suite de cet article est disponible sur le numéro 10 de Kroaz ar Vretoned, Aux origines de la Bretagne


[1] Evangelium Vitae,

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