Maodez Glanndour
Patrimoine

Maodez Glanndour, poète, breton et prêtre

Si la figure du prêtre breton au courage exemplaire a magnifiquement été incarnée par l’Abbé Perrot au début du XX°Siècle, celle du prêtre breton poète, philosophe et penseur trouve un écho tout particulier dans la figure de l’Abbé Louis Augustin Le Floc’h, Loeiz ar Floc’h, « Maodez Glanndour ». Né le 7 Mars 1909 à Pontrieux au sein d’une famille du Trégor, Maodez Glanndour grandit dans Foi catholique et fut ordonné prêtre en 1932.

Docteur en philosophie, licencié en théologie, homme vif d’esprit et de grande culture, il est nommé recteur de Louannec (Côtes d’Armor) en 1936 jusqu’à sa mort cinquante ans plus tard. Viscéralement attaché à la Bretagne et à la Foi bretonne, il multiplia les revues et supports d’études catholiques, à commencer par Studi hag Ober (Etude et Action) en 1937, les Kaieroù Kristen (Cahiers chrétiens) après la guerre ou encore « Ar bedenn evit ar Vro » (La Prière pour le Pays). Il participa également en parallèle à différentes revues comme Gwalarn, Sterenn ou encore Al Liamm ou Imbourc’h.

Logo de la revue Gwalarn

Cette inexpugnable volonté de défendre la Bretagne catholique dans son Histoire, dans sa culture, son patrimoine ou sa langue, résonna chez Maodez Glanndour comme chez l’Abbé Perrot quelques années avant, ou dans ses contemporains l’Abbé Falc’hun, l’Abbé Marsel Klerg ou Mgr Favé. Mais chez lui, cet amour s’exprime surtout par la poésie, par des recueils comme « Komzoù bev » (Paroles vivantes) et « Telenngan d’an teir vertuz » (Ode aux trois vertus) publiés en 1949, « Kanadeg evit Nedeleg » (Cantate pour Noël) publié en 1951 ou « Vijilez an deiz diwezhañ » (Nocturne du dernier jour) en 1979.

Dans ce cadre, il participa également à la rédaction d’un recueil de poèmes populaires de Bretagne en 1977, avec la collaboration de Jean-Pierre Fouché, Le Brasier des ancêtres. Il est récompensé du prix Imram en 1984, prix récompensant certains auteurs pour leur apport à la langue bretonne.

Il rendit son âme à Dieu le 25 Novembre 1986 à l’hôpital de Lannion, après une vie d’engagement pour sa Foi et la Bretagne, pour sa langue et pour la gloire de Dieu.

Pour lire la suite de l’article, vous pouvez commander notre numéro de Janvier – Ad Jesum per Mariam, via notre boutique en ligne ou via le formulaire dédié.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à visiter les sites de Feiz ha Breizh, et Ar Gedour sur la vie de Maodez Glanndour.

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2 commentaires

  1. Très bon résumé de sa vie. Mais quel en est l’auteur ?

    1. Bonjour, cet article est tiré de notre dernier numéro, et a été rédigé par l’un de nos rédacteurs, Erwann Gerrec.

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