Nativité Noël
Inculturation bretonne

Noëls en Bretagne

Jusqu’à la fin du XX°Siècle, toutes les régions de France avaient leurs traditions de Noël, ces petites coutumes atypiques et parfois drôles qui réjouissaient les plus jeunes, sous l’oeil heureux des parents et grands-parents qui voyaient non seulement la perpétuation de ces belles traditions, mais également de beaux souvenirs se créer. Aujourd’hui quasiment oubliées, nous vous proposons d’en redécouvrir quelques unes, et pourquoi pas d’inviter nos jeunes générations à les reprendre ?

Calvaires fleuris et paille fraiche

Les petits calvaires étaient autrefois fleuris le soir de Noël, et il était également d’usage de joncher de paille fraîche le pavé de certaines églises. En souvenir de la Crêche ? Ou pour réchauffer les pieds des fidèles ? Dans le Penthièvre, la tradition explique que c’était « pour que le bruit des sabots ne trouble pas le sommeil du Nouveau-Né ».

Les fouaces en forme d’étoiles

Dans le Penthièvre, le Goélo ou encore dans le Pays Nantais, on terminait le réveillon par des fouaces en forme d’étoiles.

Kouignou Pellgent

Dans le Léon, en attendant la Messe de Minuit (Pellgent), on mangeait des gateaux dits « Kouignou Pellgent », encore appelés « Kouignou lêr » (gâteau de cuir) à cause de leur consistance ferme. Chaque convive arrachait sa part au hasard. Celui qui trouvait la fève devait payer le gâteau en entier. Le lendemain, les enfants trouvaient à leur réveil à côté de leur oreiller leur part de Kouign Nedeleg.

Les chanteurs de Noël

En Basse-Bretagne, la veille de Nedeleg, les Noëls étaient chantés par des mendiants devant les portes de fermes. Ils terminaient ainsi : « Kanan Nouel e penn an ti, Eun aval melen a blij din, Eur aval melen pe arc’hant, Pe ar verc’h henan, mar d’eo koant » (Je chante Noël au pignon de la maison, j’aime à recevoir une pomme jaune, une pomme jaune ou de l’argent, ou la fille aînée si elle est jolie !). On faisait alors entrer les chanteurs, et ils recevaient crêpes, pommes ou argent. Ces chanteurs de Noël étaient appelés Stouperien. En Trégor, les Noëls dialogués étaient en honneur. Les voix de jeunes garçons commençaient le Noël par « Petra zo henoaz a neve ? » (Qu’il y a-t-il de nouveau ce soir…).

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