Saint Patern
Saints bretons

Nos 7 saints fondateurs : Saint Patern

Nous poursuivons notre série d’articles sur les Saints Fondateurs de la Bretagne, par la figure particulière de Saint Patern, fondateur du Diocèse de Vannes. Cet extrait sur la vie de Saint Patern est issu de l’ouvrage « La Jeunesse Bretonne sur les pas de ses Saints », écrit en 1936 par Marthe Le Berre.

Saint Patern, dont on bretonnise, parfois, le nom en Padarn et Païarn, n’est pas d’origine bretonne. C’est un gallo-romain. Cependant le zèle qu’il déploya, sur le siège de Vannes, à la pacification des différents peuples qui se pressaient sous sa houlette pastorale, l’a fait placer, par l’Eglise celtique, au nombre des « sept saints fondateurs ».

D’après ce récit que rapporte Albert Le Grand aussi bien que M.de la Borderie, Patern se voua tout jeune à l’état monastique. Il tendait, de cette façon, à suivre l’exemple paternel, sa mère, près de qui il ne cessait de s’informer de son père, absent, lui ayant enfin avoué que, peu après sa naissance, celui-ci était parti en Irlande, vivre dans la solitude. Patern, aussitôt, résolut de l’y rejoindre. Avec quelques compagnons dont, malgré son jeune âge, il fut investi chef, il fit voile vers l’Irlande, non sans avoir fondé, sur le sol de Grande-Bretagne, le monastère de Lan-Padarn-Vaur.

C’est là, qu’après sa visite à son père, il revient pour couvrir tout le pays d’églises et de monastères. Dans ce même Lan-Padarn, il reçut d’un chef breton, Maëlgorn, la garde d’un trésor que le dépositaire l’avait prié de conserver jusqu’à la fin de la campagne qu’il entreprenait. Sur l’assentiment de Patern, deux hommes, de la part de leur chef, lui remirent deux corbeilles où était contenu, dirent ils, le trésor. Lorsqu’ils revinrent le prendre, ces hommes ayant découvert les corbeilles, seuls apparurent des graviers. De trésor, point. Patern, alors, fut accusé d’avoir dérobé la matière précieuse. Il protesta de bonne foi et, pour trancher le différend, demanda à subir l’épreuve de l’eau bouillante. Le saint abbé plongea en conséquence la main dans une marmite remplie d’eau en ébullition et l’en retira intacte. Il n’en fut pas de même des deux accusateurs. Ils furent si grièvement brûlés qu’ils en moururent.

Pour lire la suite, vous pouvez commander notre dernier numéro d’Octobre, A la découverte de nos Pardons, à commander via notre boutique en ligne.

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.