Croix celtique
Patrimoine

Pour leur sauvegarde, renouvelons nos Pardons !

L’année dernière, en Mai 2020, nos Pardons bretons ont été inscrits à l’Inventaire national du Patrimoine culturel immatériel. Reconnaissance d’un statut unique, mais qui ne vaut pas protection contre l’oubli ou la désaffection. Eflamm Caouissin, Directeur de Publication d’Ar Gedour, l’évoquait très justement dans notre journal le mois dernier : l’un des principaux risques de nos Pardons reste la muséification, le folklore annuel local. Le fond se perd, l’essence catholique disparaît, la forme seule subsiste… Mais pour combien de temps ?

Nous l’avons vu pendant ces mois de confinements, d’isolement forcé : nous avons besoin des autres, de vie sociale. Mais ce besoin de l’autre n’est pas uniquement par souci de soutien, de protection ou de convivialité, mais également de Sainteté. Comme l’écrivait le Pape François dans Gaudete et exsultate : « Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple. »

Nos Pardons, loin d’être de simples fêtes folkloriques, demeurent les exemples les plus concrets de cette dynamique religieuse et sociale nécessaire à l’épanouissement de tous. Certes, un Pardon s’inscrit d’abord dans une continuité, dans la préservation d’un héritage commun, un respect des traditions de nos Pères. Mais pour être bien transmises, ces traditions doivent non seulement être assimilées et comprises, mais surtout embellies et renouvelées ! Comme l’exprimait encore le Pape François dans Christus Vivit ! : « Demandons au Seigneur de délivrer l’Eglise des personnes qui veulent la faire vieillir, la scléroser dans le passé, la figer, l’immobiliser. Demandons-lui également de la délivrer d’une autre tentation : croire qu’elle est jeune parce qu’elle cède à tout ce que le monde lui offre ; croire qu’elle se renouvelle parce qu’elle cache son message message et qu’elle imite les autres. Non ! […] Elle est jeune quand elle est capable de retourner inlassablement à sa source. »

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