Mer Bretagne
Bretons dans la Cité

Qu’est ce que l’âme bretonne ?

Depuis quelques semaines maintenant, le sujet de l’identité française revient régulièrement dans notre quotidien médiatique, sur sa place, sa préservation face aux problématiques actuelles, son essence même. Ces questions restent, de fait, essentielles mais peu de voix mettent en avant la nécessité de ne pas oublier nos identités locales, non pas en opposition à l’identité nationale mais comme de sublimes facettes d’un édifice commun, que l’Histoire a bâti.
Et c’est toute la problématique actuelle : certains cherchent à bâtir l’édifice en commençant par le haut, par l’idée nationale (ou européenne) recherchée, en oubliant ces siècles d’histoire bretonne, corse, basque, bourguignonne ou encore alsacienne qui en sont autant de fondations historiques et culturelles. Dès lors, il y a un fort risque d’obtenir une belle coquille vide où personne ne se reconnaît, car intrinsèquement « hors-sol ».

C’est en ce sens qu’il est important aujourd’hui d’aborder cette question : qu’appelons nous « être breton » ? Qu’est-ce que cette belle « âme bretonne » que chérissaient tant François Vallée, l’Abbé Perrot, l’Abbé Le Floc’h et tant d’autres ? Charles Le Goffic, dans son ouvrage l’Âme bretonne, donnait une bonne première approche pour en comprendre la singularité :
« Il n’y a qu’une même méthode pour pénétrer un pays et un homme : il n’est que de pousser droit au cœur. Cela n’est possible pour la Bretagne qu’avec la mer. Cette mer, qui la presse, l’érode, la fouille et la cisèle amoureusement depuis des siècles, s’ouvre aux estuaires des fleuves bretons de larges percées qui sont les vestibules naturels, les voies royales menant au cœur du pays »

« Ô Breiz Izel, ô kaera vro ! Koat enn he c’hreis, mor enn hé zro ! » (Ô Bretagne, ô le plus beau des pays ! Bois au milieu, mer alentour !) comme disaient certains poètes : la Bretagne, c’est donc d’abord cette alliance particulière de la Terre et de la Mer, des bois et des flots, du granit et de l’embrun, qui ne se ressent pas ailleurs. Pline ne l’appelait elle pas « la terre spectatrice des océans » ?

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