Chapelle bretonne
Patrimoine

Sauvons le patrimoine breton !

« La Bretagne n’a pas de papiers ; elle n’existe que si à chaque génération, des hommes se reconnaissent bretons ». Ces paroles de Morvan Lebesque, popularisées par le groupe de musique Tri Yann, soulignent à propos l’importance du patrimoine dans cette reconnaissance bretonne et, à fortiori, française.

Cet « héritage des pères » (patrimonium) n’est pas seulement le témoin de l’Histoire de notre région, mais également la représentation orale, architecturale ou encore artistique de l’âme bretonne. Chaque calvaire, chaque chapelle, chaque église a été construite pierre par pierre par des bretons qui souhaitaient honorer leurs saints, dans leur langue et pour la plus grande Gloire de Dieu.

Pour cette raison, il est fondamental de connaître ce patrimoine et de l’entretenir. Pour le patrimoine architectural, cet entretien peut se faire très concrètement par un peu d’huile de coude ou par un soutien économique aux associations assurant sa préservation, ou simplement en s’y rendant pour prier et apprécier la beauté de la Bretagne environnante. Tous ces monuments, faits à la Gloire de Dieu, ont été également bâti dans des endroits préservés où la prière pouvait être soutenue par le cadre environnant.

On peut notamment citer par exemple la Chapelle Saint-Michel au sommet de la montagne Saint-Michel de Brasparts, ou encore la Chapelle Saint-Samson de Landunvez ou la Chapelle Sainte-Barbe, à Le Faouët.

Mais la préservation de ce patrimoine ne peut se limiter à l’aspect architectural, et doit également couvrir les traditions bretonnes, à commencer par ces manifestations spirituelles les plus connues, comme les pardons et pèlerinages. Pour les soutenir et continuer à les faire vivre, il suffit d’un peu de temps à y consacrer : chaque breton peut le faire ! Plus de 1 200 pardons ont lieu, chaque année, en Bretagne – il y en a forcément un près de chez vous. Loin d’être une marque de « folklore » local comme certains le pensent, ces traditions bretonnes sont des points d’ancrage d’une identité spirituelle unique, où se mêlent en toute simplicité la prière, le chant, la marche et la convivialité. En ces temps de crise où l’individualisme isole et fragilise, « nous aussi, nous sommes invités à nous mobiliser et à nous retrouver dans un ‘‘nous’’ qui soit plus fort que la somme de petites individualités. Rappelons-nous que « le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci ». » 1

Enfin, la langue bretonne, c’est-à-dire l’expression orale de nos pères, doit également être perpétuée, soutenue et transmise aux jeunes bretons. Ainsi, n’hésitons pas à reprendre ces cantiques bretons dans nos célébrations et pardons, à prier le chapelet en breton dès que l’occasion se présente et à soutenir les associations et initiatives qui oeuvrent en ce sens, comme par exemple Kan Iliz ou Ar Gedour, pour citer les plus connus.

Dans nos pages, nous nous attacherons à présenter, chaque mois, un élément représentatif de ce patrimoine breton car comme dit l’adage, on ne peut défendre ce que l’on ne connait. A chaque breton, selon ses moyens, de soutenir l’ensemble de ces initiatives pour participer à la préservation de cet héritage et à faire rayonner notre Foi bretonne !

1 – Fratelli Tutti, Sa Sainteté le Pape François, 2020

Calvaire de Nizon, près de Pont-Aven

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