Sillons et sillages en Finistère
Patrimoine

Sillons et sillages en Finistère

L’Histoire de la Bretagne est passionnante. Que ce soit par l’évolution de ses enjeux géopolitiques avec les relations avec le royaume français voisin, par la lente construction de ses limites géographiques et l’avènement de grands noms comme Nominoë ou encore Alain Barbetorte, ou encore par son lien si spécifique avec la religion catholique pendant près de 1500 ans. C’est sur ce dernier sujet que revient avec détail l’ouvrage publié aux éditions du Minihi Levenez, au sous-titre évocateur « 15 kantved a vuez kristen e Penn-ar-Bed ».

Complètement rédigé en breton et français, richement illustré, ce livre part de l’émigration des bretons venus du Pays de Galles et de la Domnonée Britannique du VI°Siècle, pour ensuite détailler méthodiquement les évolutions de la vie catholique en Bretagne. Celle-ci démarra par la mise en place des ploues (paroisses primitives) et la confrontation des deux cultures chrétiennes : la gallo-romaine et la bretonne. Dans la première, notamment présente dans l’Est de la Bretagne, l’organisation religieuse est verticale : l’évêque fonde les nouvelles paroisses, la messe est célébrée dans la cathédrale ou les églises suburbaines. A l’inverse, la ploue, emprunté par le breton au latin ecclésiastique plebs, désignait le peuple des fidèles : ces premières paroisses ne portent donc pas le nom du chef-lieu, mais plutôt un nom tiré du pasteur-moine lié. Ainsi l’ouvrage cite-t-il le nom de Pluguffan lié à Saint Cuffan ou encore Plabennec, lié à Saint Abennec.

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