Solidarité et charité
Bretons dans la Cité

Solidarité et charité

Il est de coutume de lier ces deux vertus fondamentales, solidarité et charité, au point d’en oublier parfois leurs différences et complémentarité, en considérant la charité de facto solidaire ou la solidarité de facto charitable.

Or, la solidarité est d’abord principe social et vertu morale (cf.Kroaz Vretoned n°7) défini comme « détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun, c’est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous » . Mais pour compléter ce principe social de soutien et de responsabilité, il est important de comprendre ce qui peut préserver cette détermination, ce qui justifie intrinsèquement la dynamique catholique de défense du Bien Commun et l’attention au plus petit.

Et la réponse est limpide : c’est par le Christ que tout s’éclaire, par son Amour infini pour nous : « À la lumière de la foi, la solidarité tend à se dépasser elle-même, à prendre les dimensions spécifiquement chrétiennes de la gratuité totale, du pardon et de la réconciliation. Alors le prochain n’est pas seulement un être humain avec ses droits et son égalité fondamentale à l’égard de tous, mais il devient l’image vivante de Dieu le Père, rachetée par le sang du Christ et objet de l’action constante de l’Esprit Saint. Il doit donc être aimé, même s’il est un ennemi, de l’amour dont l’aime le Seigneur, et l’on doit être prêt au sacrifice pour lui, même au sacrifice suprême: “Donner sa vie pour ses frères” (cf. 1 Jn 3, 16) »

Cet appel est fort, et paraît même utopique dans notre société malheureusement individualiste, où notre bien-être passe avant celui des autres, où l’égoïsme consumériste est devenu axe politique, économique et social. « Mais que fait l’Etat pour les plus pauvres ? » est devenu leitmotiv, au point d’oublier sans doute la principale problématique : que faisons-nous pour les plus pauvres, les plus nécessiteux ?

Non pas via un prélèvement sur nos salaires ou par un don occasionnel à une association caritative, mais dans la réalité de notre quotidien, dans nos rues ou à la sortie de la Messe ? La charité ne doit-elle est être conçue que par l’intermédiaire étatique ?

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