Patrimoine

Théodore Hersart de la Villemarqué

Si Arthur de la Borderie est sans aucun doute l’un des noms les plus connus de l’Historiographie bretonne, Théodore Hersart de Villemarqué reste quand à lui profondément lié à la philologie et à la linguistique bretonne, notamment par son fameux Barzaz Breiz.

Théodore Hersart, vicomte de La Villemarqué, nait le 7 Juillet 1815 à Quimperlé et est le dernier d’une famille de huit enfants. Fils d’Ursule Feydeau de Vaugien et de Pierre Hersart de la Villemarqué, il passe sa jeunesse au manoir du Plessis-Nizon et c’est à la suite de sa mère qu’il se passionne pour la littérature orale bretonne – bas-breton plus précisément, car quasiment aucun paysan ne parle français à cette période-là. Etudiant au collègue jésuite de Sainte Anne d’Auray puis diplômé du baccalauréat à Rennes, il part ensuite à Paris pour y intégrer l’Ecole des Chartes en 1836. Pendant ces quelques années à Paris, il pourra ainsi côtoyer de nombreux critiques littéraires, et se lier même de sympathie avec Sainte Beuve ou encore Le Gonidec.

Les années 1837-1838 sont également marquées par l’expédition galloise où, invité par Lady Herbert et la Cymdeithas Cymreigyddion y Fenny (société des galloisants d’Abergavenny), La Villemarqué prend la tête d’une délégation pour y préparer son Rapport sur la littérature du Pays de Galles. Dans ce rapport, il décrit avec précision les similitudes linguistiques entre la langue des bardes des premiers siècles de l’ère chrétienne et le bas-breton de son enfance : « Dans son enthousiasme, le jeune barde n’hésitait pas à déclarer que la langue de Taliésin était exactement celle que parlent aujourd’hui les paysans de la Basse Bretagne. ».

De retour à Paris, La Villemarqué publie en Août 1839 la première édition du Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne. Il y compile un grand nombre de chants collectés « au travers de la campagne bretonne », lors de veillées, de pardons et de fêtes, avec un écueil de taille : quasiment aucun de ces paysans de basse-bretagne ne sait lire. Le succès est toutefois immédiat, et la réception critique est unanime sur les « diamants du Barzaz Breiz », comme le dira George Sand quelques années plus tard.

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