Solidarité - Bon samaritain
Bretons dans la Cité

La solidarité, lumière éclairante du Bien Commun

Terme dévoyé à force d’être utilisé à tort et à travers, la solidarité reste pourtant l’un des piliers de la Doctrine Sociale de l’Eglise, et source de nombreux fruits pour notre société. Saint Jean-Paul II n’écrivait-il pas « Opus solidaritatis pax, la paix est le fruit de la solidarité » ? Encore faut-il redéfinir ce terme, d’un point de vue catholique.

Dans un sens très général, la solidarité définit le lien d’interdépendance qui existe entre tous les éléments d’un même système, à commencer sur l’aspect social. L’Eglise a utilisé dans l’Histoire plusieurs termes synonymes comme « l’amitié » (Léon XIII dans Rerum Novarum), « la charité sociale » (Pie XI) ou encore « civilisation de l’amour » (Paul VI). Au sens catholique, la solidarité relève donc de cette « détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun, c’est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous »1. Cette solidarité s’appuie sur la reconnaissance de l’autre comme une personne, qu’il soit riche ou pauvre, vertueuse ou pas. Dès Rerum Novarum, Léon XIII rappelait ce point : parce que les hommes sont issus de Dieu, que Dieu est leur unique et commune fin (cf.Kroaz ar Vretoned n°2), que Jésus-Christ nous a tous racheté – sans distinction -, c’est dans l’amour fraternel que notre société est appelée à se bâtir et à avancer.

L’Eglise nous appelle à vivre cette solidarité sous forme de principe social, c’est-à-dire un principe organisateur de la société, des politiques économiques ou sociales. Mais l’Eglise nous appelle également à vivre la solidarité comme vertu morale, non pas « un sentiment de compassion vague ou d’attendrissement superficiel pour les maux subis par tant de personnes proches ou lointaines. »1 . Vertu morale par le devoir de charité, vertu sociale par la cohésion et l’entraide qu’elle induit, que ce soit au travers d’associations professionnelles ou plus largement au niveau de la société elle-même. On peut citer en exemple concret de ce vœu de solidarité catholique l’œuvre des cercles catholiques d’ouvriers, fondée en 1871 par des intellectuels catholiques, à commencer par Albert de Mun, Maurice Maignen ou encore René de la Tour du Pin, dans un but clair de créer « cercles où des hommes de classes privilégiées rencontreraient des ouvriers chrétiens et noueraient avec eux des amitiés durables ».

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