Nedeleg laouen
Bretons dans la Cité

Nedeleg laouen ha santel d’an holl !

Cet article est extrait du numéro 18 de Kroaz ar Vretoned – « la Famille, un sanctuaire à protéger » :

Fléau de notre ère, ravage des consciences, l’insipidité verbale continue de frapper quotidiennement, aseptisant le verbe et le phrasé par une consternante mièvrerie. Au multiséculaire « Joyeux et Saint Noël » est aujourd’hui préféré l’insipide « Bonnes fêtes de fin d’année », et la simple évocation de la dimension religieuse de la Sainte fête de Noël vaut à l’outrecuidant son pesant de signalisation, dénonciations et vendetta consternantes.

Ainsi le Maire de Limoges, M.Emile Roger Lombertie a-t-il souhaité il y a quelques jours, à la fin de son dernier conseil municipal : « Je vous souhaite, à vous, à vos familles, à vos amis, un très joyeux Noël, dans la paix, et la joie du Seigneur ». Ire de certains journalistes de gauche, qui invoquent la sempiternelle « laïcité » comme hochet politique pour clore un débat qui n’a pas lieu. Susceptibilité mal placée pour ces mêmes journalistes qui seront toutefois heureux de trouver ce jour férié pour profiter, très justement, de leurs familles…

Il en est de même pour l’interdiction des crèches dans l’ensemble des bâtiments publics, ancré dans le marbre légal depuis la décision de Novembre 2016 du Conseil d’Etat. Jamais évoqué avant 2010, ce point semble aujourd’hui être le nouveau cheval de bataille des « Ligues des Droits de l’Homme», apparemment choquées et agressées par cette représentation multiséculaire de la Naissance du Christ… Encore cette année, à Beaucaire et à Béziers, les crèches ont dû être retirées par décisions de justice, malgré les tentatives de présentation « culturelle » des dites crèches.

In fine, cette triple dynamique verbale, sociétale et légale s’inscrit dans une aseptisation générale de notre société, où les fêtes ne se célèbrent plus, où leurs noms sont même bannis, pour que seuls restent le mercantilisme et le consumérisme, dans un individualisme consternant. Car la Sainte Fête de Noël a toujours été un moment particulier où nos ancêtres bretons se retrouvaient, partageaient ces bons moments après la Messe de Minuit, mangeant leurs  Kouignou Pellgent au coin du feu. Lanig Rouz de Drohen racontait dans ses Koñchennou (éditions Arkae, 2009) : « « Gwechall yae a pe brazoc’h deus an dud dar pellgent, an oferenn hanternoz e gouel Nedeleg » (autrefois, la plupart des gens allaient à la messe de minuit pour la fête de Noël) ».

C’est pour cette raison qu’il est aujourd’hui essentiel de rappeler l’importance de la Sainte Fête de Noël, en souhaitant simplement un « Joyeux et Saint Noël », un « Nedeleg laouen ha santel d’an holl », à tous ceux que nous pouvons croiser dans nos églises, paroisses, quartiers et villages. Acte simple mais à contre-courant, qui rend à Dieu ce qui est à Dieu, et remet un peu de bon sens dans une société qui en a parfois bien besoin !

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