Saint Pol de Léon
Saints bretons

Saint Pol Aurélien, premier évêque de Léon

Nous poursuivons notre série d’articles sur les Saints Fondateurs de la Bretagne, par la figure particulière de Saint Pol Aurélien, premier évêque de Léon. Cet extrait sur la vie de Saint Pol Aurélien est issu de l’ouvrage « La Jeunesse Bretonne sur les pas de ses Saints », écrit en 1936 par Marthe Le Berre.

Comme Saint Corentin l’est, de Cornouailles, Saint Pol est le grand saint du Léon. La Révolution française a bien pu supprimer le siège épiscopal créé par lui, la ville de Saint-Pol conserve, avec la belle cathédrale qui s’éleva sur les ruines de l’ancienne, le souvenir, toujours vivant, de son saint Fondateur.

Contrairement à Saint Corentin, c’est dans la Cornouailles insulaire que naquit, aîné de la nombreuse famille de Portius Aurelianus, celui qui allait être l’Apôtre du Léon. De très bonne heure, ses parents l’envoyèrent au monastère école de Saint-Iltut. Là, il partageait le travail et les jeux des autres enfants. Plusieurs de ses jeunes condisciples devaient, comme lui, devenir de saints et illustres personnages : Samson, Magloire, Gildas. Voilà que Pol a seize ans et qu’il entend l’appel de Dieu l’invitant à se retirer dans la solitude pour ne plus penser qu’à Lui. Défiant de lui-même, l’adolescent s’en ouvre à son maître. Le saint vieillard, après avoir, de son côté, imploré les lumières divines, ne tarda pas à reconnaître, chez son élève, une vocation spéciale. Il le laissa donc aller, malgré la peine qu’il éprouvait à se séparer de son disciple le plus cher. Pol vécut solitaire durant plusieurs années, priant, jeûnant au pain et à l’eau, sauf aux jours de fête où il s’accordait quelques petits poissons. Dieu permit que sa retraite fût enfin connue.

Alors Pol qui avait, à ce moment, 30 ans, reçut le sacerdoce et devient abbé d’un premier monastère groupant autour de lui des jeunes gens et même des prêtres. Vers ce temps, le roi Marc’h, de la Cornouailles d’Outre-Mer, appela Pol à sa cour de Caër-Banhed, pour prêcher son peuple. Il voulait faire de celui-ci, dit Albert Le Grand, une « milice céleste ». Un jour vint où le roi, heureux des bons résultats obtenus, désira élever son saint missionnaire à l’épiscopat. Pol l’apprit. Effrayé dans son humilité, d’une charge dont il se jugeait indigne, il se résolut à partir. Dès qu’il eut obtenu, non sans peine, le consentement de Marc’h, il exécuta son projet.

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