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Bretons dans la Cité

Thérapie génique et clonage venus de l’Ouest…

Le film Jurassic Park, sorti en 1993, aura marqué les esprits. Non seulement il frappait un grand coup avec sa virtuosité cinématographique, son ambiance particulière et ses acteurs fabuleux, qui servaient un propos fort : la dénonciation des manipulations génétiques et du clonage, où l’homme se prenait pour Dieu – sans conscience des impacts, des dangers et de la folie de cette entreprise. « La Vie trouve toujours un chemin »… Une belle dénonciation, un propos juste que l’on ne peut qu’applaudir.

30 ans plus tard, le 8 Juin 2022, est sorti Jurassic World : Le Monde d’Après. Les acteurs ont vieilli, la technique n’est plus aussi convaincante, mais surtout le propos a profondément changé ! Sans dévoiler l’intrigue du film, un résumé simple serait : « les manipulations génétiques peuvent permettre d’éradiquer des maladies, des pestes et d’autres fléaux – même si l’Homme les a lui-même créés ». Thérapie génique et clonage ne sont plus présentés comme des dérives scientifiques, mais comme des solutions pertinentes aux problématiques sociétales, écologiques et humaines. Quelle décadence en 30 ans…

De fait, si la Convention d’Oviedo pour la protection des Droits de l’Homme et de la dignité de l’être humain a déjà été ratifiée par près de 29 pays, dont la France le 13 Décembre 2011, ni les Etats Unis, le Canada ou l’Australie n’ont apposé leurs signatures. De fait, le clonage se porte bien aux Etats Unis : le clonage animal y prospère depuis l’autorisation de la FDA en 2008, et il était malheureusement logique que cette dynamique dangereuse souhaite s’étendre au clonage humain et la thérapie génique germinale, malgré les condamnations internationales.

L’Eglise, de son côté, a toujours été claire sur les dangers de ces dérives scientifiques. Dans un document du 1°Mars 2018, la Conférence des Evêques de France revenait sur les grands dangers qu’impliquaient le développement de la thérapie génique germinale, c’est-à-dire celle qui consiste à modifier un gène pour qu’il se transmette ensuite à la descendance du sujet. Par respect du principe de précaution à appliquer dans la modification du génome humain, tout d’abord, et par respect des populations les plus vulnérables, à commencer par les générations futures qui verront leur structure génétique irrémédiablement altérée.

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